Parcours inspirant : Dominique Savard
Vie de studio
L’initiative des parcours inspirants vise à mettre en lumière des membres de nos équipes qui se démarquent par leurs profils variés et leurs expériences uniques.
Un parcours inspirant chez Frima, c’est quoi ?
De ses débuts comme testeur à son rôle actuel de directeur QA studio, Dominique a touché à plusieurs facettes du développement de jeux, ce qui lui confère une perspective unique qu’il met à profit au quotidien. Il nous parle aujourd’hui de son parcours, des projets qui l’ont marqué et de ce qui occupe ses journées au studio.
1. Dominque, parle-nous de ton parcours chez Frima.
J’ai eu l’occasion de porter plusieurs chapeaux chez Frima au fil de mes années au studio. Je suis arrivé en 2009 comme testeur au sein de l’équipe d’assurance qualité (QA), à une époque où l’on travaillait principalement sur des jeux web.
À mes débuts, j’avais aussi le mandat de structurer le département de QA. Mon rôle consistait à mettre en place une approche plus organisée : définir comment tester un jeu, déterminer ce qui devait être couvert, les manipulations à effectuer, les résultats auxquels s’attendre, etc.
Plus tard, j’ai obtenu un poste de lead sur un projet, avant de passer en production comme chargé de projet sur un MMO pour enfants. Par la suite, je suis revenu au sein de l’équipe de QA, avant d’évoluer vers un rôle de direction de production, un rôle qui m’a permis de toucher à plusieurs facettes du développement. Avec le temps, mes responsabilités se sont progressivement recentrées sur le QA. C’est dans ce domaine que mon parcours s’est stabilisé : je suis devenu directeur QA, un rôle entièrement dédié à cette spécialité. Depuis 2021, j’occupe le poste de directeur QA studio.
Mon parcours, à la croisée de l’assurance qualité et de la production, représente aujourd’hui un atout précieux : comme le QA travaille en étroite collaboration avec les équipes de production, cette double perspective me permet de mieux comprendre les enjeux de chacun.
2. Quel est le projet dont tu es le plus fière jusqu’à présent ? Et pourquoi ?
Le premier projet marquant auquel j’ai contribué était un MMO pour enfants. Du côté QA, nous n’étions que deux testeurs pour couvrir l’ensemble du contenu. Autant dire que la charge était immense ! Je me souviens que j’étais à mon poste, avec l’autre testeur à ma gauche, et tout autour de nous se trouvaient les équipes de design et de production. On était littéralement au centre de l’équipe, en contact direct avec les différents pôles.
Ce projet a été un tournant : les gens ont commencé à réaliser à quel point le QA pouvait les soutenir au-delà du simple test fonctionnel. On était impliqués sur plusieurs aspects, et beaucoup de choses reposaient sur nous. C’était une expérience exigeante, mais extrêmement valorisante.
3. Quelle valeur te rejoint le plus chez Frima ?
C’est important pour moi d’avoir du plaisir au travail. Si je n’ai pas de fun, je n’ai tout simplement pas envie de travailler. Cela dit, ce plaisir ne tombe pas du ciel : il dépend directement de la collaboration, du respect et de la qualité des relations humaines. Quand on travaille seul, que la coopération est limitée ou que les échanges sont difficiles, le plaisir disparaît vite.
Au sein de mon équipe, je me fais un devoir de favoriser le travail de groupe. J’essaie de maintenir une ambiance décontractée et légère pour réduire la pression, encourager la prise d’initiative et créer un environnement propice aux échanges. Je travaille aussi en étroite collaboration avec les leads pour qu’ils transmettent cette approche à leurs propres équipes.
Le travail à distance rend parfois cette dynamique plus complexe, mais il devient alors d’autant plus important de trouver des moyens de préserver cette proximité humaine. J’essaie également d’aider mon équipe à relativiser quand les périodes deviennent plus exigeantes. Après tout, on teste des jeux vidéo : autant le faire dans un climat sain et stimulant.
4. Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui commence dans le métier ?
Auparavant, le rôle de QA était perçu comme très répétitif. Aujourd’hui, c’est tout autre chose. Le métier s’est transformé : on donne notre opinion et on s’implique activement dans les projets.
Assurer la qualité d’un jeu, ce n’est pas une tâche isolée. Il faut aller à la rencontre des autres départements, échanger, poser des questions. Tout le monde a une part de responsabilité dans la qualité finale du produit. Comme QA, notre apport est aujourd’hui beaucoup plus qualitatif et pour avoir un réel impact, la communication est essentielle. Si tu restes dans ton coin, ton impact sera forcément limité.
C’est aussi un rôle où il faut prendre les devants. Il ne faut pas attendre que les opportunités se présentent : il faut essayer, se tromper, apprendre. On n’arrive pas toujours en QA avec une formation ou un parcours tout tracé, mais une chose est claire : nous sommes les défenseurs de l’expérience du joueur et cela va bien au-delà de simplement trouver des bugs.
Le QA, c’est une belle place pour voir comment les jeux sont faits. On travaille avec tous les quarts de métiers (design, production, programmation, etc.) et on a une vue d’ensemble sur le développement. Si tu es quelqu’un qui aime les jeux, mais pas seulement y jouer, si tu veux vraiment mettre les mains dedans et voir un jeu grandir, le QA est une voie très enrichissante. Il y a bien sûr des tests plus génériques, mais le vrai plaisir réside souvent dans le fait de tester ce qu’on n’est pas supposé faire.
5. À quoi ressemble une journée typique dans ton rôle ?
Mon rôle, c’est de bien représenter l’expertise du QA auprès des autres départements. Pour y parvenir, je dois rester à l’affût de ce qui se passe tant au sein des projets que dans l’industrie, afin de mieux cerner nos défis actuels et à venir.
Je travaille en étroite collaboration avec les équipes de projet pour repérer les irritants, anticiper les enjeux et proposer des pistes d’amélioration. Je collabore aussi avec l’équipe de direction de production afin de bien comprendre les priorités du studio et voir comment le QA peut évoluer pour mieux soutenir les objectifs globaux.
Je crois profondément à la responsabilisation des équipes. Je m’implique donc moins directement dans les projets au quotidien pour laisser toute la place aux leads. Une des facettes que j’apprécie le plus de mon rôle, c’est d’agir comme mentor : accompagner les leads, les guider vers des solutions, tout en leur laissant la liberté de tracer leur propre chemin.
6. Quel est ton jeu vidéo préféré de tous les temps ?
Day of the Tentacle : un jeu brillamment écrit, que je connais par cœur. Je le refais au moins une fois par année, juste pour le plaisir. Je suis aussi un grand fan de Monster Hunter. Et quand je ne sais plus trop à quoi jouer, je retourne toujours à Satisfactory : c’est mon jeu de confort, une valeur sûre.
Chez Frima, ce sont les gens qui font toute la différence. Que ce soit à travers leurs projets, leur façon d’être ou leur esprit d’équipe, les employés sont au cœur de tout ce que nous créons. Envie d’en savoir plus sur notre culture ? Viens jeter un œil à notre page carrière.